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Questions sociales

Mercredi 28 octobre 2009
- Publié dans : Questions sociales

Cher(e)s camarades,

Le 3 octobre fut l’occasion d’une mobilisation citoyenne sans précédent. Plus de 2,3 millions de nos concitoyens se sont mobilisés à la fois pour exprimer leur volonté de participer au débat concernant l’avenir du service public postal dans notre pays mais aussi et surtout, pour dire leur refus d’une privatisation que la droite veut leur imposer.


Cette réussite est le fruit du rassemblement de la gauche syndicale, associative et politique. Elle est, par son caractère à la fois rural et urbain, le résultat de la mobilisation exceptionnelle de nos élus. Enfin c’est parce que nous avons su expliquer, dialoguer et aller au contact des premiers concernés, les citoyens, qu’une première bataille dans l’opinion a été gagnée.


Cependant, la droite poursuit son passage en force. Après avoir traité par le dédain et le mépris la mobilisation du 3 octobre, elle vient de faire voter en commission le texte visant le changement de statut qui sera examiné au Sénat à partir du 2 novembre 2009.


Aussi nous faut-il préserver l’acquis exceptionnel du 3 octobre tout en ayant à l’esprit que le calendrier parlementaire dicte le rythme de notre mobilisation et qu’en conséquence, le débat devant se poursuivre à l’Assemblée au mois de décembre, il nous faut prendre chaque séquence pour ce qu’elle est. Il nous faut donc désormais mener la bataille au Sénat et poursuivre celle de l’opinion.


  1. La bataille du Sénat

La droite ne détient qu’une vingtaine de voix d’avance et nos camarades sénateurs se préparent à faire preuve de la plus grande combativité face à une droite dont une partie des membres semblent hésitants face à la mobilisation dont ils sont témoins sur le propre territoire.


L’interpellation des sénateurs dans leur territoire par les citoyens et les élus est donc primordiale. En collaboration avec le collectif national et les collectifs locaux, des rassemblements devant les bureaux de Poste sont appelés le 31 octobre prochain afin d’appeler à voter contre le texte au Sénat et demander un referendum.

Le 2 novembre, un grand rassemblement devant le Sénat rassemblera l’ensemble des forces de gauche afin de prolonger les mobilisations du 31 octobre.

La semaine du 2 au 7 novembre sera dédiée à l’interpellation au niveau local des sénateurs. Les mobilisations pourront être signalées sur la carte des mobilisations comme ce fût le cas lors de la préparation du 3 octobre, sur touchepasamaposte.com.


  1. Poursuivre la bataille de l’opinion

Les fédérations du Parti Socialiste auront à leur disposition en fin de semaine, une campagne de tracts et autocollants afin de pouvoir, sur le terrain, poursuivre l’engagement contre la privatisation durant tout le mois de novembre.

Dans le cadre du collectif national, 5 millions de cartes postales à envoyer directement au Président de la République pour exiger un referendum sont en cours d’édition afin de pouvoir organiser un grand temps fort de mobilisation citoyenne et politique courant novembre. Les éléments d’organisation de cette initiative vous seront transmis prochainement.

Comptant sur votre mobilisation,

Amitiés socialistes.

 

Razzy HAMMADI
Secrétaire national aux services publics

Christophe BORGEL
Secrétaire national aux élections et à la vie des fédérations

Alain FONTANEL
Secrétaire national à l’animation et au Développement des fédérations

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Lundi 20 juillet 2009
- Publié dans : Questions sociales
Par Rlg 95 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 27 avril 2009
- Publié dans : Questions sociales
Un article du quotidien du soir qui illustre assez ce que j'ai pu constater moi-même vendredi après-midi en allant visiter le piquet de grève de la CGT Energie à Saint-Ouen-l'Aumône dans les hangars du Vert-Galant EDF-GdF Suez/ErDF-GrDF (en photo).
D'autre part, force est de constater que les transformations de ces dernières années de ce qui étaient le pôle public énergie a pour conséquence de profondément désorganiser l'action syndicale et le dialogue social.
Il y a besoin de remettre de l'ordre et de reprendre une véritable stratégie publique industrielle dans l'énergie.
Frédéric FARAVEL

Chez EDF et GDF Suez, un conflit social dans l'impasse
LE MONDE | 25.04.09 | 15h01  •  Mis à jour le 25.04.09 | 15h03
ls ont pratiqué des coupures sauvages dans des milliers de foyers et à l'hôpital de Douai (Nord), mais ils ont aussi basculé des clients en heures creuses (moins chères), rétabli l'électricité aux plus démunis ou coupé l'alimentation de radars routiers... Depuis trois semaines, une partie des 46 000 agents des réseaux de distribution d'électricité (ErDF) et de gaz (GrDF) a alterné actions populaires, opérations impopulaires et journées de grève pour obtenir une augmentation salariale de 5%, une prime de 1 500 euros et le retrait des projets d'externalisation de certains métiers.

En vain, jusqu'à présent. Après sept séances de négociations, dont la dernière s'est tenue vendredi 24 avril, les organisations syndicales et les directions d'ErDF et de GrDF, filiales d'EDF et de GDF Suez, ne sont toujours pas parvenues à un accord. Les syndicats d'ErDF ont déjà obtenu un gel de l'externalisation de certaines tâches, écartant momentanément la menace d'une fermeture des sites ruraux. Selon la CGT, le transfert de certaines activités au privé (comme les astreintes) entraînerait la suppression de 7 000 emplois sur trois ans chez ErDF.

Mais les négociations achoppent toujours sur le volet financier (salaires, prime et intéressement). L'interfédérale (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC), emmenée par sa composante la plus puissante, la CGT (60% des agents), a rejeté le "relevé de positions" rédigé vendredi à l'issue de la séance. Il prévoit qu'en plus de l'augmentation de la branche des industries électriques et gazières (+0,3% en base et 0,6% d'ancienneté), ErDF et GrDF accorderont des hausses individuelles de 2,3%. Avec un effort pour les bas salaires (1 750 euros bruts par mois), qui auront automatiquement droit à ces 2,3%.

Pour les salariés au bas de l'échelle des salaires, le gain annuel moyen brut sera de 805 euros, de 1 011 euros pour les agents de maîtrise et de 1 735 euros pour les cadres, selon la direction. L'intéressement ne devrait que très légèrement progresser en 2009 (1 600 euros). Mais pour être validé, l'accord doit être paraphé par des syndicats représentant au moins 30% des salariés. Autrement dit, il devra recevoir l'aval de la CFDT, de FO et de la CFE-CGC, qui totalisent 37% des voix aux dernières élections professionnelles.

"C'EST DU SABOTAGE"

Ce conflit, ponctué par plusieurs journées nationales de grève, reste dans l'impasse. "Nous ne sommes pas autistes, comme le disent les syndicats. Nous avons fait beaucoup de chemin et ces propositions sont équilibrées", estime Bernard Lassus, directeur général adjoint d'ErDF et responsable des ressources humaines. Il rappelle les contraintes financières qui pèsent sur la filiale d'EDF : la tempête Klaus, qui a ravagé le Sud-Ouest fin janvier, lui a coûté près de 300 millions d'euros (pour un résultat net 2008 de 217 millions d'euros). "La crise pèse aussi et se traduit par une baisse de la consommation des industriels", note M. Lassus, qui ajoute que les tarifs d'acheminement de l'électricité n'ont pas été revalorisés, entraînant un manque à gagner supplémentaire.

Pour leur part, les syndicats mettent en avant les bas salaires des jeunes et ironisent sur la très forte hausse des rémunérations de certains hauts dirigeants de GDF Suez depuis la fusion des deux groupes, en juillet 2008. Ils soulignent aussi la dégradation du climat social au sein des deux géants français de l'énergie.

Les mouvements sociaux dans la distribution viennent, en effet, après les conflits dans la filiale de GDF Suez gérant les gazoducs transport du gaz (GRT gaz) et dans les deux terminaux méthaniers français que le groupe exploite à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et à Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique). Ils n'hésitent pas à mettre en cause la filialisation, en 2008, de l'activité de distribution d'électricité et de gaz, qui a entraîné, selon eux, un recours accru à des prestataires extérieurs.

Ces conflits témoignent, selon les syndicats, d'une nette dégradation du climat social au sein des deux groupes, même si les actes de malveillance (coupure de gaz sur la voie publique...) ou les opérations sauvages ont été rares. Elles ont pourtant marqué l'opinion, comme l'interruption de l'alimentation de l'hôpital de Douai, pendant quarante minutes, le 15 avril, alors que les groupes électrogènes ont été incapables de prendre le relais.

Tout en prônant un usage maîtrisé et le ciblage des coupures de gaz et d'électricité, certains dirigeants syndicaux y voient l'arme ultime - et historique - pour se faire entendre. Les dirigeants d'ErDF les considèrent, au contraire, comme "des actes parfaitement illégaux, mais isolés et contraire à l'esprit de service public qui anime les agents". Ils ont porté plainte dans l'affaire de Douai.

La multiplication de ces coupures, qui ont affecté plusieurs dizaines de milliers de foyers dans différentes régions depuis le début avril, a créé une vive polémique. Jusqu'au sommet de l'Etat. Deux jours après l'incident de Douai, le premier ministre dénonçait le recours à toutes les formes de violence par les salariés licenciés ou les grévistes. "Je pense à la séquestration de certains dirigeants d'entreprise, je pense aux coupures de courant sauvages qui ont eu lieu ces derniers jours : c'est du sabotage, ça n'est pas la grève, ça n'est pas de l'action sociale", déclarait François Fillon.

Jean-Michel Bezat
EDF poussé à faire plus de place aux concurrents

Le rapport de la commission présidée par Paul Champsaur, publié vendredi 24 avril, propose des solutions pour développer la concurrence entre fournisseurs sur le marché de l'électricité. Il suggère d'"attribuer à tout fournisseur un droit d'accès à l'électricité de base à un prix régulé reflétant les conditions économiques du parc nucléaire historique". Si la proposition de l'ex-patron de l'Arcep (gendarme des télécommunications) est retenue par le gouvernement et le Parlement, les fournisseurs alternatifs (Poweo, Direct Energie...) pourront obtenir d'EDF (92% de l'électricité produite) des ressources électriques à des prix leur permettant de concurrencer le groupe public.

La commission, créée fin 2008, suggère la suppression des tarifs réglementés (fixés par l'Etat) de vente aux industriels, mais leur maintien aux particuliers et aux petits professionnels. Elle souhaite que tous les fournisseurs proposent ces tarifs réglementés, jusqu'alors réservés à EDF.

Article paru dans l'édition du 26.04.09
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Jeudi 23 avril 2009
- Publié dans : Questions sociales

Le gouvernement est responsable de la montée de la radicalité

Posté par Benoît Hamon

Le gouvernement est responsable de la montée de la radicalité
PARIS (AFP) — Le porte-parole du Parti socialiste Benoît Hamon a accusé mercredi le gouvernement d’être "responsable de la montée de la radicalité du mécontentement" social.

"Nous réprouvons tous ces modes d’action qui consistent à dégrader les biens publics, mais nous disons au gouvernement qu’il est responsable d’une montée de la radicalité du mécontentement", a déclaré M. Hamon sur Europe 1.

"Je pense que le président de la République, plutôt de les dénoncer, serait bien inspiré de mettre en oeuvre des politiques sociales", a-t-il ajouté.

Pour M. Hamon, les salariés "ne comprennent pas que le gouvernement les abandonnent, qu’il les laisse à leur propre sort, face à des entreprises qui ont des comportements inadmissibles".

"A Continental, on fait des bénéfices et on délocalise à Timisoara, en Roumanie", a-t-il souligné.

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Mercredi 15 avril 2009
- Publié dans : Questions sociales
35.000 logements sociaux vendus: élus et HLM s'inquiètent
URL source: http://www.mediapart.fr/journal/france/150409/35000-logements-sociaux-vendus-elus-et-hlm-s-inquietent
Liens:
[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/martine-orange
[2] http://www.icade.fr/fo/fr/index.do
[3] http://www.groupesni.fr/
[4] http://fr.wikipedia.org/wiki/Augustin_de_Romanet
[5] http://www.premier-ministre.gouv.fr/chantiers/croissance_847/fonds_strategique_investissement_sera_61682.html
[6] http://www.mediapart.fr/journal/economie/060608/logement-social-l-etrange-operation-d-icade
[7] http://www.pierrepapier.fr/pierrepapier/index.nsf/wdif/82DFED86FB5776CBC12572B1003EB520?opendocument
[8] http://www.mediapart.fr/journal/economie/090409/une-premiere-la-caisse-des-depots-affiche-des-pertes
[9] http://www.aurg.org/sru/sru.htm
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Vendredi 3 avril 2009
- Publié dans : Questions sociales
Posté par Charlotte Brun Le gouvernement reste sourd aux difficultés rencontrées par les retraités

Le gouvernement accorde tout juste 1 % d’augmentation pour la retraite de base, c’est-à-dire pour l’immense majorité des retraités. Cette mesure ne permet pas de rattraper la perte de pouvoir d’achat subie en 2008. Elle entérine la diminution des pensions. Elle conforte une situation injuste socialement et dangereuse économiquement.Le Parti socialiste souligne que la majoration de 6,9 % de l’allocation de solidarité aux personnes âgées ne concerne que les personnes vivant seules et exclut les ménages retraités et défavorisés. Faut-il rappeler au gouvernement que plus d’un million de personnes âgées subissent la pauvreté ? Aujourd’hui, près de la moitié des retraités vivent avec une pension inférieure au SMIC.

Derrière la bulle des effets d’annonce, ces mesures maintiennent le minimum vieillesse largement sous le seuil de pauvreté et ne répondent pas aux difficultés croissantes rencontrées par les retraités.

Les retraités, de plus en plus confrontés à des choix, ne sont pas dupes. Si la crise économique les inquiète tant, c’est bien parce que l’action gouvernementale a considérablement fragilisé leur quotidien : dégradation du niveau des pensions suite aux réformes BALLADUR et FILLON, quasi impossibilité d’accès aux soins en raison des nombreux déremboursements, des franchises médicales et des forfaits hospitaliers.

Le Parti socialiste propose dans son propre plan de relance une aide immédiate au pouvoir d’achat de 500 euros pour le minimum vieillesse et une indexation des retraites sur l’évolution du salaire moyen. Il est également partisan d’un effort de longue haleine en direction des 14 millions de retraités afin d’enrayer la spirale de baisse constante depuis 2002 du niveau des pensions.


Communiqué de Charlotte BRUN, Secrétaire nationale aux personnes âgées, personnes handicapées et dépendance

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Jeudi 2 avril 2009
- Publié dans : Questions sociales

Communiqué de presse de Pascale Gerard secrétaire nationale nationale à la Formation professionnelle et à la sécurité sociale professionnelle et Razzy Hammadi secrétaire national aux service publiques. 

Alors que la fusion bâclée au sein du « Pôle Emploi » de l’ANPE et des ASSEDIC, ne cesse d’ajouter de la crise à la crise, à travers notamment la dégradation chaque jour vérifiée des conditions d’accueils et d’accompagnement des usagers et des retards d’indemnisation qui en ce moment même touchent plusieurs dizaines de milliers de chômeurs, voilà qu’une nouvelle étape dans le démantèlement du service public d’emploi vient d’être franchie.

 

En effet, alors que toutes les formules de privatisation d’accompagnement des chômeurs expérimentées en Europe se sont avérées être de véritables échecs tant du point de vue qualitatif en terme d’accompagnement que quantitatif en terme de résultat, « Pôle Emploi »

choisit clairement de s’engager dans cette voie, celle de la déresponsabilisation des pouvoirs publics, et de la privatisation de la solidarité sociale.

 

A partir du 1er juillet, après une phase d’expérimentation commencée en 2005 et dont les résultats n’ont ni mesurés ni discutés, ce sont 350 000 chômeurs qui seront suivis par des cabinets privés, et ce alors que la gouvernance de « Pôle Emploi » n’est toujours pas stabilisé.

 

L’appel d’offre lancé vendredi par Pôle Emploi, vise tout simplement à privatiser un secteur public qui plus que jamais nécessite investissement, régulation et prise en compte des effets dévastateurs des politiques néolibérales menées ces dernières années. Tout le contraire ce que fait actuellement le gouvernement, et ce par pure idéologie.

 

Le Parti Socialiste s’oppose avec la plus grande fermeté à la privatisation rampante du service public d’emploi et demande un audit public de la fusion ANPE/ASSEDIC. Le PS demande un moratoire sur la casse de l’emploi public et la mise en place de la RGPP et dans le même temps le recrutement d’agents publics formés afin de répondre au mieux aux besoins de nos concitoyens victimes de la crise économique.

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Jeudi 2 avril 2009
- Publié dans : Questions sociales
jeudi 2 avril 2009 - par Antoine Détourné, Président du Mouvement des Jeunes Socialistes - Régis Juanico, Député de la Loire et ancien président du MJS

Il est devenu courant à droite d’évoquer, le « malaise » ou l’angoisse des jeunes. Constatant le décalage flagrant entre les aspirations d’une génération et son discours politique, la droite qui a pris conscience du coût électoral d’un tel décalage tente une opération séduction. L’opération ne peut pas tromper, elle a déjà été utilisée dans l’histoire récente : récupération des analyses de la gauche, utilisation de notre patrimoine idéologique, et enfin, mise en œuvre d’une politique en tous points contraires aux objectifs affichés. Mais la jeunesse mérite un vrai débat.

La situation des jeunes révèle une société rongée par la précarité et tiraillée par des inégalités croissantes. Il y a aujourd’hui une forme d’imposture pour des dirigeants de droite à identifier et dénoncer une situation dont ils sont comptables : absence de politique de l’emploi, bourses d’études insuffisantes, inaction sur le logement, faux-semblants du plan espoir banlieue. Quel sens y a-t-il à parler d’accès à l’autonomie quand on supprime des postes dans l’éducation nationale ou quand les associations d’éducation populaire sont abandonnées ? Sans changement de cap général en matière de protection sociale et d’éducation, toute politique en direction des jeunes est vouée à l’échec.

Les jeunes sont aujourd’hui confrontés à une alternative intenable entre la précarité ou la solidarité familiale nécessairement arbitraire et inégalitaire. Il n’y a pas d’autonomie dans la précarité, tout comme il n’y a pas d’émancipation dans la dépendance.

Les socialistes proposent un dispositif pionnier et précurseur d’une sécurité sociale professionnelle : une allocation autonomie pour tous les jeunes en formation ou en insertion, dont le montant serait calculé en fonction des revenus du jeune. Individualisée, elle irait de pair avec un accompagnement dans les choix d’avenir et l’accès à l’autonomie de chacun. Financée notamment par la refonte des aides actuelles, elle permettrait de faire le lien entre solidarité nationale, émancipation et mise en sécurité sociale. Universelle, elle serait un élément de citoyenneté, tout comme le service civique. Alors que les jeunes sont privés de droits sociaux, ils sont la seule tranche d’âge systématiquement enfermée dans l’absurde logique droits/devoirs, comme si la droite sommait les jeunes de présenter un certificat de civisme avant de leur accorder des droits. Il convient de sortir de l’obsession de l’assistanat : l’acceptation par les jeunes d’emplois pour lesquels ils sont surqualifiés et sous-payés prouve leur aspiration à l’autonomie. Les droits ne se méritent pas, ils font partie d’un pacte social.

Poser les fondations d’un nouveau pacte social intergénérationnel en s’appuyant sur la jeunesse, c’est bien le moins que nous devons à cette génération contrainte de penser l’avenir comme une addition de quotidiens sans perspective individuelle ni collective.

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Mercredi 11 mars 2009
- Publié dans : Questions sociales

Posté le 4 mars 2009 par Benoît Hamon

Benoit Hamon Aulnay

"Je me suis rendu hier à Aulnay-sous-bois soutenir les salariés de l’entreprise Magnetto Automotive, un sous-traitant de l’industrie automobile, en grève depuis une semaine. Alors que l’entreprise annonce des mesures de chômage technique, elle organise, dans le même temps, le recrutement de travailleurs intérimaires. L’objectif est de procéder, à court terme à la fermeture du site ou à tous le moins à la ré-internalisation d’une partie de la production au sein de la maison mère, PSA.

Accompagné de Claude Bartolone, président du conseil général de Seine St Denis et Gérard Ségura, maire d’Aulnay sous bois, je me suis retrouvé, en fin d’après-midi, devant l’entreprise. Le comité d’accueil était au RDV. Un responsable de la direction, quelques vigiles et des grilles fermées pour nous signifier que la direction de MA France ne nous laisserait pas accéder au site et nous refusait l’accès aux salariés mobilisés.

Dans cette crise que nous traversons aujourd’hui, le cynisme et le dogmatisme de ce patronat là n’a plus de limite. Non contente d’aggraver la crise sociale, la direction de cette entreprise refuse l’accès à 3 élus de la République qui souhaitent établir un dialogue avec des hommes qui se battent pour défendre leur droit au travail.

Ce conflit illustre toutes les tensions qui touchent notre modèle économique et social.

Les droits élémentaires des salariés sont remis en cause : leur droit de grève est contesté, les avocats du CE se voient interdire l’accès au site, les élus du CE sont empêchés d’exercer leur mandat dans de bonnes conditions, 70 vigiles sont recrutés et dispersés sur le lieu de travail d’hommes et de femmes qui mènent en dépit des provocations un mouvement propre et responsable sur leurs conditions de travail.

Mais le cynisme de la direction de MA France ne s’arrête pas là. Plutôt que d’ouvrir des négociations avec ses salariés, elle use de méthodes d’intimidation choquantes. Ainsi, deux lettres ont été adressées aux salariés, les menaçant de déménager les outils de production en cas de prolongement du conflit et leur précisant l’impact sur leur pouvoir d’achat qu’auraient les jours de grèves retenus de leur salaire.

La logique de pourrissement du conflit entretenue dans cette entreprise est grave. La manière dont sont traités les salariés de MA France est dangereuse car elle pousse à la radicalisation d’un mouvement dans lequel les salariés n’ont personne avec qui discuter et alors même qu’ils constatent le dramatique fossé qui se creuse entre les annonces du gouvernement et la réalité qu’ils vivent quotidiennement… Ces salariés auraient raison de demander ce qu’il est advenu des 6 Mlds d’euros promis par le chef de l’état à l’industrie automobile sans contrepartie sociale ?

Lorsque je disais, il y a quelques semaines que la crise sociale risquait de forcer la crise politique, j’exprimais une crainte. Aujourd’hui j’exprime un témoignage."

Benoît Hamon

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Mardi 24 février 2009
- Publié dans : Questions sociales
Mobilisation du 19 mars 2009
Appel des organisations syndicales CFTC, CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

La forte mobilisation du 29 janvier a conduit le président de la République à annoncer à l’occasion de la rencontre avec les partenaires sociaux, le 18 février, une légère inflexion sociale à son plan de relance. En réponse à une partie des revendications avancées par les organisations syndicales, des mesures sont annoncées, des processus de concertation sont proposés sur le partage de la valeur ajoutée et des profits, un fonds d’investissement social est programmé. Les organisations syndicales CFTC, CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les mesures sont trop parcellaires pour modifier le cap économique de la politique gouvernementale. Par ailleurs le Président a refusé catégoriquement d’augmenter le Smic, de modifier sa politique d’emploi dans les fonctions publiques et de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires… A cela s’ajoutent l’attitude dogmatique du patronat et son refus d’assumer ses responsabilités. La crise nécessite des réponses d’une toute autre portée. Les effets de la crise économique et financière s’accentuent et accroissent les inquiétudes des salariés. La recrudescence des suppressions d’emploi, d’utilisation du chômage partiel, contribuent à amplifier la récession et pèsent lourd sur le pouvoir d’achat qui se dégrade. Tout ceci conduit les organisations syndicales à poursuivre la mobilisation. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels. Elles confirment la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars 2009 qui donnera lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays. En prolongement de leur déclaration commune du 5 janvier 2009, elles appellent leurs syndicats et les salariés, les demandeurs d’emploi, les retraités, à faire entendre au gouvernement comme aux responsables patronaux et employeurs leurs revendications :
  • défendre l’emploi privé et public ;
  • lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales ;
  • exiger des politiques de rémunération qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités ;
  • défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale, des services publics de qualité.
Elles expriment leur solidarité et leur soutien aux salariés des DOM et à leurs organisations syndicales et appellent gouvernement et patronat à répondre positivement aux revendications posées.

Elles conviennent de se réunir à nouveau le 20 mars 2009 à 8h00.
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