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Développement social & urbain

Vendredi 24 avril 2009
- Publié dans : Développement social & urbain
Links:
[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/jade-lindgaard
[2] http://www.mediapart.fr/journal/france/180409/faut-il-vraiment-des-aides-ciblees-pour-les-jeunes-de-18-a-25-ans
[3] http://www.mediapart.fr/journal/france/130409/l-alternance-appelee-au-chevet-de-l-emploi-des-jeunes
[4] http://iep.univ-lille2.fr/
[5] http://www.mediapart.fr/files/disc.pdf
[6] http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid22990/les-cordees-de-la-reussite-un-acces-pour-tous-a-l-enseignement-superieur.html
Par Rlg 95 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 26 mars 2009
- Publié dans : Développement social & urbain
Posté par Marianne Louis Crise sociale et paupérisation des quartiers.La crise, dans la phase sociale, s’accélère. Et la partie émergée de l’iceberg est de plus en plus visible  : le rythme des plans sociaux annoncés et en cours laisse déjà à penser que les hypothèses de pertes d’emplois émises par la droite sont largement sous évaluées.

Tous les « retours » des rencontres, des réunions, des piquets de grèves, que les militants et les élus socialistes multiplient ces derniers mois, convergent : la situation se tend. Absence de perspective alternative en termes d’emploi, brutalité sociale, cynisme du patronat qui après avoir demandé des années de concession aux salariés, des soutiens massifs à la puissance publique, « abandonne » la partie dès qu’elle devient un peu moins florissante pour engranger un maximum de gains… Brutalement des centaines de milliers de personnes sont projetées dans le chômage, le « néant social » et entrent en précarité.

Pendant ce temps, la droite va encore une fois piocher dans les marges de manoeuvre financières de l’Etat : grâce au « le bouclier fiscal » une des mesures phares de la loi Travail, emploi, pouvoir d’achat (Tepa) votée dans la foulée de l’élection de Sarkozy, 458 millions d’euros ont été versés en 2008 à 14.000 contribuables. Et le zoom est encore plus accablant : 288 millions d’euros reversés aux 756 foyers fi scaux les plus riches.

Les éléments d’une crise profonde, d’une crise politique sont posés : en bas on ne veut plus, en haut ils ne peuvent plus…. parce qu’ils ont fait le choix de protéger « les leurs » au lieu de protéger les salariés. L’imprévisibilité des conditions politiques de « sortie de crise » est patente et toutes les hypothèses ne font pas le lit d’une reprise en main politique et coordonnées à l’échelle européenne. Les écueils sont nombreux. Il y a ceux que les sociaux démocrates et avec eux le PS portent en leur sein. Il y a aussi le danger réel d’un abattement généralisé et repli sur soi, traduit, dans les urnes par un retour de l’extrême droite, à la droite dure.

Et dans cette voie, Sarkozy en ajoute au cynisme. Car l’entrée en crise, avant de toucher le salariat industriel a déjà fait des victimes, moins visibles. Avant les plans sociaux et les licenciements massifs, il y a eu la fi n des contrats d’intérim, des CDD, dans les secteurs peu qualifiés, dans le bâtiment, la logistique… la fi n des « petits boulots » qui font survirent des quartiers entiers.

Ce ne sont sans doute pas tous les mêmes, qui, cette semaine se sont affrontés à la Police aux Mureaux et qui la semaine dernière se battaient sur les lignes de RER entre Vigneux et Grigny. Il faut condamner des actes qui viennent conforter la spirale de la ghettoïsation et de la violence pour des milliers de femmes et d’hommes. C’est un fait.

Mais c’est un fait aussi que les tensions sont très vives dans certains quartiers et connaissent une réelle accélération depuis l’entrée en crise.

Ceux qui étaient déjà les plus précaires, sont entrain de basculer massivement dans une situation de paupérisation difficilement soutenable. Outre l’aggravation de la crise sociale, la puissance publique et significativement l’État n’a pas tenu ses engagements dans la mise en oeuvre des programmes de rénovation urbaine et sous couvert de « critère de rentabilité », il met aujourd’hui en péril le tissu associatif, qui favorisait le lien social, l’accès aux droits, l’accompagnement social au logement, l’accès à l’emploi, et à la formation, le soutien scolaire… Les risques d’embrasements sont préoccupants, déjà certains acteurs de terrains tirent la sonnette d’alarme : payement des loyers en liquide, retour de l’économie parallèle…

Les mauvais ingrédients sont dans la cocotte. Sarkozy le sait et au comble du cynisme pour lui la recette n’est pas si mauvaise.

Il lui reste à fermer le tout, à multiplier les contrôles aux entrées et sorties des quartiers, à accentuer le ghetto… surtout ne proposer aucun débouché et continuer avec soin attiser le feu pour provoquer à quelques semaines des élections européenne une fl ambée, et le réfl exe électoral de recours à l’autorité.

Par Rlg 95 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 15 décembre 2008
- Publié dans : Développement social & urbain
Du grain à moudre
par Julie Clarini et Brice Couturier
du lundi au vendredi de 18h30 à 19h15
Du grain à moudre



de Brice Couturier

Ecoutez


émission du jeudi 11 décembre 2008
Où en est le « plan Marshall des banlieues » ? En partenariat avec le Nouvel Observateur

Selon le rapport rendu à la fin du mois dernier par le Comité d’évaluation et de suivi de l’ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine), les promesses contenues dans le Plan Borloo de 2003 ne pourront pas être honorées sans rallonge budgétaire. Sur les 12 milliards d’euros attribués à l’Agence, 9 milliards ont déjà été dépensés, alors que la moitié seulement des objectifs du programme ont été atteints.
Certes, un autre rapport, celui de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS) relève que l’année 2007 aura connu une forte accélération du programme de réhabilitation et de reconstruction urbaine en zone sensible.
Mais le bilan reste mitigé au regard de l’ambition des objectifs proclamés. Où en est le «désenclavement des quartiers» où sont relégués les plus mal lotis de nos concitoyens ? Comment progresse «l’accompagnement personnalisé des jeunes sans emplois» ? Où en est-on de l’émergence d’une «nouvelle élite des banlieues», à travers la formation ? Les abattements de charges et d’impôts dans les zones franches y ont-ils attiré les nouvelles activités créatrices d’emplois dont ont un besoin impérieux les habitants des banlieues ?
Alors que les Etats-Unis viennent de choisir un président issu de leurs minorités ethniques, l’énergie des habitants de nos banlieues, leur désir d’intégration et de réussite continuent à se heurter à des obstacles, tant visibles qu’invisibles.
Nous faisons le point sur ce qui progresse et ce qui résiste en compagnie de deux femmes de conviction.

Invités

Christiane Taubira.  Députée MRC de Guyane. A donné son nom à la loi française, votée le 10 mai 2001, qui reconnaît comme crimes contre l’humanité la traite négrière transatlantique et l’esclavage qui en a résulté

Fadela Amara.  Secrétaire d’Etat chargée des politiques de la ville
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Samedi 16 août 2008
- Publié dans : Développement social & urbain
Du grain à moudre
par Julie Clarini et Brice Couturier
du lundi au vendredi de 17h à 17h55

Du grain à moudre


@ contact
présentation aujourd'hui à venir archives



de Brice Couturier

Ecoutez






émission du mardi 10 juin 2008
Les départements doivent-ils se fondre dans les régions ?




La France compte 26 régions et 100 départements, sans oublier nos quelques 36 000 communes et 18 000 groupements intercommunaux. Le tout coiffé par l’Etat national et par les institutions de l’Union Européenne. A priori, cette accumulation des niveaux de gouvernance, cette superposition d’institutions – et d’élus – aurait pu se traduire par d’excellentes performances démocratiques. On aurait pu en attendre une plus grande proximité des élus, une plus grande transparence de leurs décisions, un contrôle plus efficace des électeurs sur les problèmes qui les concernent directement. Tel n’est pas le cas.
La montée en puissance de l’instance régionale ne s’est pas accompagnée d’une meilleure visibilité des conseillers régionaux. Le partage des compétences entre Etat, départements et régions n’est clair que sur le papier. Nous ne sommes pas en mesure de connaître la part de nos impôts locaux ou nationaux qui revient à la commune, au conseil général ou à la région. Or ce foisonnement administratif a un coût - la moitié du budget de l’Etat – en expansion constante. Les structures des régions et des départements se superposent, doublonnent, en arrivent parfois à se concurrencer.
D’où la proposition du Rapport Attali de supprimer purement et simplement l’échelon départemental, pour se rapprocher du modèle allemand des Länder.
Ses rédacteurs avaient-ils bien mesuré combien, dans un pays chargé d’histoire comme le nôtre, il faut tenir compte des significations historiques. La région renvoie à l’univers symbolique de la féodalité. Elle résulte des alliances patrimoniales de quelque grande famille aristocratique au Moyen Age. La création du département est, elle, contemporaine de la Déclaration des droits de l’homme. Le département est l’échelon républicain traditionnel de négociation entre représentants des ministères parisiens et élus du Conseil général, protestent ses défenseurs. En outre, ajoutent-ils, au modèle allemand, on peut fort bien opposer les modèles anglais du comté, ou suisse, du canton, dont la dimension rappelle nos départements et qui offrent des modèles de démocratie locale. L’attachement identitaire au département reste fort, comme en témoigne la grogne des automobilistes du Nord face au projet de supprimer leur numéro sur les plaques d’immatriculation.
La fusion des départements et des régions est-elle souhaitable ? Et quelle est celle qui devrait avaler l’autre ?



Invités


Anne Souyris.  Porte-parole des Verts.


Jean-François Mancel.  Député UMP de l’Oise.


Patrick Braouezec.  Député Communiste de Seine-Saint-Denis
Président de la communauté d'agglomération de Plaine Commune


Jacqueline Gourault.  Sénatrice MODEM du Loir et Cher
Maire de la Chaussée Saint Victor
Vice Présidente de l'association des
Par Rlg 95 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 3 juillet 2008
- Publié dans : Développement social & urbain
Disposer d’un logement décent n’est pas un luxe ou un privilège, ce n’est pas quelque chose qu’on choisit, c’est une obligation incontestable, pour vivre simplement et élever ses enfants. Or, il n’y a qu’un seul adjectif qui puisse qualifier aujourd’hui la politique du logement: inadmissible. Après 10 ans de Chirac et de Sarkozy, la situation est telle que certains salariés ne parviennent même plus à se loger. Ainsi, le logement occupe maintenant la part la plus gourmande du budget des ménages et cela aux dépens de postes qui seraient plus profitables humainement : meilleure alimentation, culture, loisirs... En effet, la politique menée est une politique qui appauvrit le Français par son logement, le même qui assouvit simplement un besoin des plus primaire en payant son loyer. C’est devenu préoccupant pour le salarié et encore plus alarmant pour tous ceux victimes d’une situation encore plus précaire socialement.
Le marché locatifs en est arrivé à des extrémités aberrantes : les niveaux de ressources et de garanties exigés par les bailleurs ont atteints des niveaux irrationnels, les attentes de certains sont devenues comparables à celles qui donnent droit à un prêt immobilier dans une banque, situation paradoxale et révoltante lorsque la majorité de ceux qui se sont tourné vers la location y ont été contraints par la faiblesse de leurs revenus. Un jeune travailleur sans appui familial conséquent ne peut pas répondre aux garanties exigées. Et comment un étudiant, sans parents très libres financièrement, peut-il décemment se loger sans menacer ses études ?
Si on veut reprendre un terme cher au plus grand nombre, on peut clairement parler de discrimination : discrimination par l’argent, elle est ici bien palpable : si un candidat locataire est aujourd’hui refoulé, la probabilité est très forte que ce soit pour une question de revenus et de garanties et non autre chose.

La France nous attend sur une réelle politique ambitieuse du logement, le dessein d’un monde du logement acceptable est réalisable à conditions de courage et d’énergie. Il faut lutter activement contre la spéculation immobilière qui continue de faire monter artificiellement les prix, la dimension sociale intimement liée à l’immobilier rend inacceptable le fait de jouer la spéculation sur cette dimension. Les Français ont besoin de résider proches de leurs lieux de travail, les transports étant trop longs, stressants et trop coûteux que ce soit financièrement ou d’un point de vue environnemental. C’est pourquoi, il faut dans un premier temps imposer une étude précise qui rend comptes des logements vacants, transmettre aux mairies le pouvoir de droit de réquisition, tout en donnant plus de poids aux sanctions liées à la loi SRU. Ces quelques mesures pourraient amorcer à elle seule un nouveau départ dans la politique du logement, trop longtemps restée insuffisante.

Farid Echeikr,
adjoint au maire de Fosses,
section Plaine de France
Par F. Echeikr - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 20 juin 2008
- Publié dans : Développement social & urbain
Nos quartiers ont besoin d'un vrai projet et non d'espoir... Fadela Amara vient de nous présenter, sous le patronnage de François Fillon et Nicolas Sarkozy à Meaux, un plan "quedal" ("misérable") plutôt qu'un plan "marshall".

Une fois de plus, des mesures partielles qui recyclent d'anciennes recettes : contrat d'autonomie, création d'entreprises, police de quartier... et qui ne permettront pas d'inverser la tendance dans les quartiers. Beaucoup de réchauffé dans ce plan : l'interministérialité présentée comme une solution neuve alors qu'elle date de 1988.
Et d'autres mesures qui sont inquiétantes car elles  risquent d'accroître les inégalités, de renforcer la "ghettoïsation" des écoles des quartiers (cf. le busing)

La crise que connaît l'Etat se manifeste plus fortement dans les quartiers populaires que partout ailleurs. Ce ne sont pas quelques mesurettes ponctuelles et ciblées sur ces quartiers qui vont permettre de remédier à cette crise, mais un vrai projet de société qui n'oppose pas les gens les uns contre les autres, qui ne méprise pas les pauvres, qui décide réellement de réduire les inégalités qui se creusent et inexorablement, qui permettent une réelle solidarité et une politique de développement pour tous.

Et en particulier, d'urgence
- une école dotée de moyens, de professeurs qualifiés et motivés qui soit attractive pour tous et non l'école que nous avons aujourd'hui que les parents d'élèves évitent en inscrivant leurs enfants en école privée ou en école hors du quartier.
- une véritable politique locale de l'emploi, qui permette aux strucutres mises en place d'agir dans la durée (PLIE, maison de l'emploi, dont on sait que le label vient d'être fermé par Christine Lagarde et que le gouvernement a détourné depuis deux ans les financements FSE des PLIE).
- une fiscalité locale rénovée...
Par F. Faravel - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 11 avril 2008
- Publié dans : Développement social & urbain
Vous pouvez télécharger ici la lettre n° 40 du Nouveau Parti Socialiste, dans laquelle Frédéric Faravel a rédigé une note sur le plan Espoir Banlieue.
Par Rlg 95 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 13 mars 2008
- Publié dans : Développement social & urbain

Espoir Banlieue, les dangers du Plan Sarkozy-Amara

Choisir l'égalité républicaine plutôt que la stigmatisation et l'improvisation

À quelques semaines du premier tour des élections municipales, le Président de la République avait choisi de faire connaître ses priorités et sa méthode pour rénover la politique de la Ville. L'enjeu est d'importance. Les maux profonds dont souffrent nos quartiers ont débouché en 3 ans par deux fois sur des crises lourdes de conséquences, des émeutes à l'échelle nationale en novembre 2005, des émeutes plus localisés en novembre 2007 à Villiers-le-Bel. Dans les années qui viennent se joue donc la possibilité de rétablir l'égalité républicaine sur l'ensemble du territoire national ou le risque réel de voir le fossé s'agrandir et notre contrat social s'affaisser un peu plus. J'ai pris le temps de lire et relire ses annonces, de peser le pour et le contre, avant de vous faire part de mes réflexions à ce sujet.

Son introduction sur le sujet me surprend encore… Je passerai sur cette façon de développer un conservatisme compassionnel qu'on ne trouvait jusqu'ici que sous la plume des Républicains outre-atlantique, mais il pointe surtout du doigt une mise en cause « de l'idée que nous nous faisons de la laïcité » plus cruciale dans les quartiers populaires qu'ailleurs. De la part d'un Chef d'État qui s'emploie depuis son élection à brouiller l'image de la laïcité française avec force discours, il y a de quoi être soufflé par tant de culot ; rappelons-nous qu'au moment des émeutes de 2005, le gouvernement, dont il était le ministre de l'intérieur, avait instillé l'idée que les violences auraient été manipulées par les intégristes et les trafiquants (quand on sait que ces individus avaient tout intérêt à se faire oublier) quand dans le même temps nombre d'élus UMP recherchaient la médiation des imams et des pasteurs évangéliques pour aider au retour du calme.

1- Au cœur de son discours : l'accroissement des incertitudes sur le rôle concret de l'État dans les quartiers et dans son rapport avec les collectivités locales.

Ainsi il annonce sans plus de précision une réforme drastique de la géographie prioritaire. Et si l'on peut partager avec lui et d'autres le constat que jusqu'ici « aucun quartier n’est jamais sorti de ces dispositifs et zonages qui étaient censés constituer un moyen de revenir à l’égalité », je m'interroge encore sur la finalité pratique d'un tel discours.

[...]

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Par Frédéric Faravel - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
 
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