Discours de clôture de Benoît Hamon Notre université de rentrée fut un beau momentde rassemblement qui, par son programme etson bilan, marque déjà un tournant. Je n’avais pas prévu de commencer à m’exprimercomme je vais le faire, mais il mesemble tout de même qu’il va falloir une explicationavec un certains nombre de ceuxabsents de ce rassemblement. Et pour quel’explication soit franche, je vais dire merciau journal L’Humanité, à Sud-Ouest, à Politis, àl’AFP, à France 3 et à France Bleue qui sontvenus suivre nos université de rentrée. Cependant,nous allons avoir une explication francheavec ces institutions chargées de rapporter lesfaits et qui ont fait le choix de bouder, pour nepas dire boycotter, de ne pas restituer dansleurs colonnes, sur leurs antennes, ce qui s’estpassé ici. Et pourtant, il y a eu près de 1500participants à cette manifestation, plus qu’àMarseille, autant qu’à Montpellier. Et il n’y apas eu Libération, Le Monde, Le Parisien. Nousavions un plateau d’universitaires et d’intellectuelsremarquables. Au moins autant qu’àMarseille, sans doute plus qu’à Montpellier, etil n’y avait pas Europe 1, France Inter, FranceInfo, RTL ni même RMC. Nous avons réuniautour de nous ce qui ne s’était pas fait dansune enceinte socialiste depuis très longtemps :la totalité de la gauche. Il y avait toute la gauche,mais pas TF1, pas France 2, pas Le NouvelObservateur, pas L'Express, pas Le Point. Il nousmanquait, si j’ai bien compris, une ex giscardienne. Naïvement, j’avais pensé qu’un ex-rocardiencomme moi aurait suffit. Je m’étais dit qu’avec Pascal Cherki, ce qui se sait moins,cela faisait deux ex-rocardiens. Il nous fallaitdonc une ex-giscardienne, un tout petit boutde la gauche et un bon morceau de centre-droitpour réunir - l’espace de quelques heures -tous ces absents.