Notes, textes et informations sur les activités et les positions de la Gauche Républicaine & Socialiste dans le Val d'Oise
Le parlement européen vient de voter une résolution refusant d’approuver l’actuel projet de budget de l’UE, issu du dernier sommet Européen. le programme du SPD, plus à gauche, rompt avec l’ère Schröder.
Le Parlement Européen compte bien faire jouer à plein ses pouvoirs de co législateur du budget et il insiste sur certains points clefs :
Cette résolution demande que le projet de budget soit revu. C’est un acte politique important qui met en brèche l’idée que la réduction de la dépense publique qu’elle soit nationale ou européenne est toujours une bonne chose. Le budget européen devrait être un levier d’une stratégie de croissance et d’égalité territoriale.
Après ce premier acte politique, veillons à ce que les décisions politiques suivent.
Le parti social démocrate allemand (SPD) vient d’arrêter, le 12 Mars, son programme pour les élections législatives de septembre et l’aile gauche du parti, Forum DL-21, animée par Hilde Mattheis a pesé fortement sur les décisions.
Dans le texte présenté, il est indiqué que « Le taux de pauvreté a en effet progressé entre 2002 et 2012 de 14,3% à 15,6%, alors que le chômage a baissé dans le même temps de presque 10% à 7,3%. Avoir un emploi n’est plus en Allemagne une garantie de vie prospére. »
« 7 Millions de salariés touchent un salaire horaire inférieur à 7 € de l’heure. Certaines branches travaillent avec des salaires horaires inférieurs à 4 €, obligeant l’agence de l’emploi à payer la différence entre salaire et minimum social. »
« Dans le même temps, la répartition des richesses est devenue encore plus inégalitaire. En 1970, les 10% les plus riches possédaient 44% de la richesse nationale, en 2012 66%.En 2003, les 10% les plus pauvres possédaient 3% de la richesse nationale, 10 ans plus tard seulement 1%. Les 10% les plus pauvres ne sont pas devenus 3 fois plus pauvres seulement relativement, mais aussi en terme absolu. »
« Tous les rapports officiels démontrent le mise en panne de l’ascenseur social allemand avec la reproduction des classes sociales par le système éducatif et le grippage du système d’apprentissage et de formation professionnel des adultes. »
« Enfin, 80% des ressources fiscales sont prises sur les revenus salariés et la consommation, seulement 12% sur les entreprises et les revenus du capital. »
Surtout le SPD prend des positions importantes pour les salariés, retraites et couches populaires allemandes mais aussi pour nous, français et européens.
Citons quelques points majeurs:
Sur l’Europe, le texte du programme insiste sur la nécessité d’une Union sociale, empêchant la concurrence salariale et le dumping social, reprend beaucoup de ses positions sur le rôle du Parlement Européen mais ce qui est plus nouveau demande que des services publics soient exclus des compétences de l’UE.
Il y a, a l’évidence un changement de ligne et une affirmation plus à Gauche que le candidat Peer Steinbrück devra prendre en compte. Il est vrai que les sondages ne lui sont guère favorable, lui qui avait fait partie de la grande coalition avec la CDU. Espérons que ce nouveau cap permettra la victoire du SPD et que les orientations actuelles seront tenues et défendues.
Pour les français, ces évolutions devraient encourager des positions plus offensives pour réorienter la construction Européenne, ne pas craindre de proposer des choix radicalement opposés à l’austérité , à la suprématie des politiques monétaristes. N’attendons pas passivement une victoire des forces de gauche en Europe, contribuons a leur succès et poussons les à assumer avec force l’indispensable mutation qui doit les sortir de la sinistre séquence sociale libérale.